Interventions

En mouvement

formes portatives pour l'espace public

Tjak Dag
Les percussions vocales du gamelan


Le Tjak Dag est une forme vocale, narrative et chorégraphiée de gamelan de Bali, jouée par un chœur de 50 à 500 personnes.

Le Tjak alterne des polyrythmies complexes scandées sur des onomatopées — tjak tjak tjak notamment — et de puissants chœurs unissons aux paroles incompréhensibles (surtout constituées du chant des voyelles-notes de musique), le tout sur des cycles métriques de gamelan dont les timbres sont imités vocalement.

Formant des cercles concentriques, en une sorte de lotus, le chœur danse assis, avec le torse et les bras. Cette structure spatiale et sonore peut accueillir une dramaturgie, des chants solistes, des scènes dansées, des combats, etc.

Son esthétique unique et son aspect spectaculaire séduisent toujours le public… lequel peut même s’y joindre spontanément.


A l’origine, le Tjak ou Kècak (prononcer kètjak) est un chœur rituel villageois à Bali. A partir des années 1930, le Tjak s’est autonomisé comme chœur profane chorégraphié, avec un meneur (dag) plus ou moins dansant, et l’ajout de solos de poésie classique chantée. Ce Tjak Dag est ainsi devenu, parallèlement au rituel, une pratique artistique.

Le Tjak Dag est une forme globale, un corps (collectif) par sa forme dans l’espace, ses mouvements et sons, conformément à la culture balinaise tout autant qu’à l’histoire du passage du Tjak du rituel à la pratique artistique et au spectacle.

Catherine Basset, ethnologue spécialiste de l'Indonésie, de sa culture et de ses arts, accompagne la mise en place de notre Tjak Dag. Sa méthode de transmission, très spécifique et élaborée avec Grégoire Gensse, est issue de son expérience d’abord dans les Tjak ludiques mêlant Balinais et non-Balinais, puis avec toutes sortes de participants, de tous âges, de toutes conditions mentales et physiques, en nombres très variables dans des contextes très divers.

Balaganjur
La marche explosive du gamelan


En une parade tonitruante, le Balaganjur projette une musique de marche énergique et majestueuse
, produite par des éléments portatifs du gamelan.


Tambours et cymbales imbriquent leurs motifs en polyrythmies compactes, où serpentent les mélodies des gongs.








De construction parfaitement équilibrée, cette musique fait partie des répertoires fondamentaux de gamelan balinais – un rituel citoyen accompli par des groupes en tant que corps social, corps collectif. A Bali, traditionnellement conjoint à des actions non musicales (cérémonies, processions…), le Balaganjur a vu ses créations profanes se multiplier, notamment dans les mains des jeunes, donnant lieu à des rencontres et festivals.

Relativement sommaire, intuitif et répétitif, le Balaganjur peut être joué par des ensembles non entraînés - ce qui fait de lui une pratique accessible à tous au cours d'ateliers et de stages en France.